Noopy et la propreté
Mon chiot n’était pas propre au début : alèse ou extérieur, comment j’ai appris la propreté à Noopy sans le forcer
Quand on se renseigne sur la propreté d’un chiot, on lit souvent :
- “il faut qu’il fasse ses besoins dehors dès le début”
- “ne surtout pas utiliser d’alèse”
Et honnêtement, ça peut vite faire culpabiliser.
Mais moi, j’ai fait complètement autrement.
Et ça s’est très bien passé.
Mon choix dès le départ
Avant même de commencer, j’ai pris une décision importante :
l’alèse ne me dérangeait pas du tout.
Si Noopy avait préféré faire ses besoins dessus toute sa vie, ça ne m’aurait pas posé problème.
Pour moi :
- les balades = découvrir, renifler, se dépenser
- les besoins = un besoin, peu importe où
Je ne voulais pas forcément associer les deux.
Les débuts : rien ne se passait comme prévu
La première semaine, Noopy venait d’arriver. Il était encore craintif, ce qui est totalement normal.
Je ne l’ai pas sorti immédiatement. J’ai préféré qu’il prenne ses repères et se sente en sécurité chez lui.
J’ai installé des alèses dès le premier jour…
Mais évidemment :
il ne les utilisait pas du tout.
Il faisait ses besoins un peu partout sur le parquet.
Quand j’ai commencé à le sortir, c’était pareil :
il ne faisait rien dehors… et faisait tout en rentrant.
Pourquoi il ne faisait pas dehors
Au début, on peut croire qu’il se retient exprès.
Mais en réalité :
il ne se sentait pas assez en sécurité.
Faire ses besoins est un moment vulnérable pour un chien.
Et à ce stade :
- il ne connaissait pas encore l’environnement
- il ne me connaissait pas encore assez
Donc il attendait d’être chez lui, dans un endroit sûr.
Ma première étape : apprendre la propreté à l’intérieur
J’ai décidé de ne pas le forcer à faire dehors tout de suite.
Première étape : apprendre à faire sur l’alèse
Et pour ça : beaucoup de patience et de répétition.
Ce que j’ai mis en place
J’avais toujours des friandises sur moi.
Pourquoi ?
Parce qu’au début :
- je ne connaissais pas ses horaires
- ça pouvait arriver n’importe quand
Et il faut récompenser :
dans les 30 secondes
Sinon, le chien ne fait pas le lien.
L’étape la plus difficile
Le plus dur, c’est :
la première réussite sur l’alèse.
Au début, il fait un peu partout.
Donc :
- on observe
- on attend
- on anticipe
Dès qu’il commence à faire, je le déplaçais doucement sur l’alèse
Même si c’était trop tard, ça aidait à créer l’association.
Les erreurs à éviter
- ne jamais gronder
- ne pas punir
Sinon, le chiot peut se cacher pour faire ses besoins.
Et là, c’est encore pire.
Les astuces qui m’ont aidée
Deux petites astuces très efficaces :
- mettre un mouchoir imbibé d’urine sur l’alèse
- poser un morceau de caca dessus quelques minutes
pour créer une odeur repère.
Et surtout, nettoyer avec un produit enzymatique sinon, il revient au même endroit.
Les premiers résultats
Au bout de plusieurs jours :
première vraie réussite sur l’alèse !
Et là :
- grosse récompense
- grosse félicitation
Ensuite de moins en moins d’accidents et au bout de 2 à 3 semaines plus de réussites que d’échecs !
Le cas du pipi d’émotion
Même après ça, il lui arrivait de faire pipi à côté mais pas volontairement.
C’était :
- excitation
- jeu
- manque de contrôle
totalement normal chez un chiot, surtout ne pas gronder.
Ça disparaît avec le temps.
Et les besoins dehors ?
En parallèle, je continuais les balades.
Et un jour :
il a fait pipi dehors.
Mais impossible de le récompenser :
- il avait trop peur
- il ignorait les friandises
Et puis un jour :
il a vu un autre chien faire pipi…
et il l’a imité.
À partir de là :
il a commencé à faire du marquage dehors.
Le caca dehors est venu bien plus tard, uniquement quand il a été vraiment en confiance (voir mon article sur sa peur de l’extérieur).
Combien de temps ça a pris
- 2 mois → propre sur alèse
- 3 mois+ → stable dehors
Mais je n’ai jamais retiré l’alèse.
Le résultat aujourd’hui
Aujourd’hui :
- il fait ses besoins dehors naturellement
- il n’utilise plus l’alèse
Mais :
il sait l’utiliser en cas d’urgence.
Et ça, c’est un énorme avantage.
Un exemple concret
Lors de ses troubles digestifs (voir mon article sur les troubles digestifs) :
il allait seul sur l’alèse la nuit
sans me réveiller
sans stress
Franchement, je ne pouvais pas rêver mieux.
Mon ressenti honnête
Je suis vraiment contente de ne pas avoir suivi à la lettre tout ce qu’on lit.
Chaque chien est différent.
Certains ont besoin de plus de temps, de sécurité, d’adaptation.
Le plus important, c’est d’écouter son chien.
Conclusion
Je n’ai jamais forcé Noopy à être propre.
Je me suis adaptée à lui.
Et au final :
il est devenu propre par choix, pas par contrainte.
Et en bonus, il sait gérer les urgences seul à la maison.
Honnêtement, je ne pouvais pas espérer mieux ! 🐾